La forte augmentation des salaires réels en Belgique est une bonne nouvelle pour le pouvoir d'achat des travailleurs mais une mauvaise pour le pouvoir concurrentiel des entreprises. Le handicap des coûts salariaux risque d'atteindre les 6% en 2009, indique mercredi De Tijd.
L'évolution des salaires est liée à l'indexation automatique des salaires. Etant donné que l'indexation salariale est basée sur une moyenne progressive de l'indice santé, elle évolue plus tardivement par rapport aux variations de l'inflation. En 2008, l'inflation avait vite accéléré car les prix des produits énergétiques avaient rapidement augmenté. L'indexation ne compense pas entièrement l'augmentation des prix de consommation et par conséquent, les salaires réels ont fortement diminué, selon De Tijd.
En 2009, le contraire s'est produit: l'inflation a fortement baissé et les salaires des ouvriers et des employés ont continué à augmenter. Dès lors, les salaires réels ont augmenté en moyenne de plus de 3% en mars sur base annuelle et de près de 4% en juin.
Cette augmentation des salaires réels augmente le pouvoir d'achat des travailleurs, à condition qu'ils travaillent autant qu'en 2008. Toutefois, de nombreux travailleurs travaillent moins en raison de la récession.
Le pouvoir d'achat des familles continue cependant d'augmenter.
L'augmentation des salaires réels pèse plus fortement que la diminution du nombre d'heures prestées. Mais la forte augmentation des salaires diminue le pouvoir concurrentiel des entreprises.
Il apparaît désormais que les salaires réels baisseront en 2010. (belga)


