Le nouveau commissaire à l'énergie, l'Allemand Günther Oettinger.
La Commission européennne a décidé jeudi d'allouer 2,3 milliards d'euros à 43 projets dans les secteurs du gaz et de l'électricité. Ce financement, issu de son son plan de relance économique, "est la somme la plus élevée que l'UE ait jamais consacrée à l'infrastructure énergétique", selon un communiqué. Deux gazoducs développés par Fluxys en Belgique en bénéficieront à hauteur de 235 millions d'euros.
Il y a un an, la Commission avait annoncé un plan de relance de l'économie, doté d'une contribution communautaire de près de quatre milliards d'euros. En décembre dernier, elle a octroyé une première partie des financements à des projets de stockage de carbone et de d'éoliennes en mer. Ce jeudi, elle a libéré une seconde tranche, en faveur de projets d'interconnexion électrique et de gazoducs.
"Les objectifs de l'Europe en matière d'énergie et de climat exigent des investissements lourds et risqués dans l'infrastructure, avec de longs délais d'amortissement", a commenté le nouveau commissaire à l'énergie, l'Allemand Günther Oettinger. "Le problème est que, dans la conjoncture économique actuelle, de tels projets risquent d'être reportés. C'est donc un moment où l'Europe peut jouer un rôle important en maintenant ces projets à l'ordre du jour".
La Commission a accordé 910 millions à 12 projets électriques, dont aucun ne concerne la Belgique. Dans le secteur du gaz, 31 projets recevront 1,39 milliards au total. Un gazoduc de Fluxys transitant par l'Allemagne, la Belgique et le Royaume-Uni - et plus particulièrement un tronçont reliant Opwijk à Eynatten -, sera financé à hauteur de 35 millions d'euros.
Un projet d'interconnexion entre la France et la Belgique, promu par Fluxys et GRTgaz, une filiale de GDF Suez, bénéficiera quant à lui d'une enveloppe de 200 millions. De cette somme, Fluxys touchera 67 millions pour des liaisons entre Winksele et Blaregnies et entre Berneau et Gravenvoeren. (belga)


