Fortis Holding ne veut pas intervenir pour d'éventuels dommages et intérêts personnels que les anciens dirigeants de Fortis, Gilbert Mittler, Jean-Paul Votron et Maurice Lippens, pourraient être amenés à verser devant la justice, rapporte jeudi De Standaard.
Mittler, Votron et Lippens veulent refiler la facture à Fortis Holding
En marge des résultats annuels annoncés mercredi, on a également appris que l'ancien président Maurice Lippens et les ex-ceo Jean-Paul Votron et -directeur financier Gilbert Mittler avaient demandé au tribunal d'Utrecht de faire endosser à Fortis Holding toutes les demandes de dédommagements personnelles qui leur seraient imputées.
Diffusion d'information trompeuse, fausse et incomplète
Les trois anciens dirigeants doivent comparaître pour diffusion d'information trompeuse, fausse et incomplète au courant de l'été 2008, juste avant que l'ancienne structure Fortis n'annonce qu'une injection de capital était nécessaire et qu'aucun dividende intérimaire ne serait versé.
1,3 million chacun
Les patrons, qui se voient réclamer chacun 1,3 million d'euros de dédommagements, expliquent aujourd'hui qu'ils ne peuvent pas être mis en cause personnellement. Le directeur financier Gilbert Mittler rappelle notamment qu'il avait une clause de sauvegarde dans sa procédure de départ en 2008 qui stipulait que le Holding interviendrait pour ces frais.
Fortis Holding ne compte pas essuyer les ardoises
Fortis Holding a entre-temps indiqué, dans une lettre envoyée à toutes les parties, qu'il entendait désormais combattre, sur le terrain juridique, le fait qu'il doive payer tous les dédommagements sur base de clauses contractuelles. (belga/th)


