Les parties civiles ont virulemment reproché à Citibank abus de confiance, détournement d'argent, pratiques commerciales douteuses mais aussi escroquerie et publicité mensongère. Tous ont affirmé n'avoir pas été avertis, au moment des placements, qu'ils investissaient dans Lehman Brothers.
Plusieurs personnes constituées partie civile ont témoigné que Citibank les avait influencés vers le choix de placement dans les produits Lehman Brothers.
Sans savoir à ce moment-là qu'il s'agissait de produits financiers de cette banque américaine, certains ont exprimé que leur banquier avait maquillé cette offre, en réalité à risque, en offre "classique".
Les 85 parties civiles avaient refusé le remboursement immédiat de 65% du capital investi, proposé par Citibank, et réclament à ce jour, devant la justice, le remboursement de la somme totale investie, et leurs intérêts. "Les prospectus mentionnaient bien: capital garanti à l'échéance", ont-ils déclaré.
Dénonciation
Ils ont dénoncé le fait qu'une centaine de clients avaient été totalement remboursés par la banque sous prétexte qu'ils avaient effectivement reçu une mauvaise information. "C'est le comble", a lancé l'une des parties civiles. "Moi, je n'ai eu aucune information!"
Un autre a encore fait part d'une certaine provocation de la part de Citibank: "En août 2008, alors que mon moral était au plus bas suite à la perte de mon argent, j'ai reçu de Citibank, comme cadeau aux clients fidèles, deux places pour un match de football de coupe d'Europe au stade Roi Baudouin d'une valeur assez importante", a-t-il rapporté, avec ironie.
Le procès se poursuivra le 14 juin avec les plaidoiries des défenses. (belga)


