Quelque 250 personnes étaient rassemblées mardi en fin de matinée devant les bâtiments du Service public fédéral (SPF) Finances, boulevard Albert II à Bruxelles, à l'initiative de la CSC Services publics, de la CGSP-AMiO et du SLFP. Les trois syndicats dénoncent notamment le manque d'effectifs dans les divers services de l'administration centrale des finances.
"Il y a un vrai ras-le-bol du fonctionnaire", explique Alphonse Vanderhaeghe, secrétaire permanent à la CSC Services publics. "Nous ne demandons pas d'augmentation salariale. Nous voulons l'engagement de moyens et de personnel". Les syndicats plaident notamment pour "un remplacement correct des départs naturels".
"A titre d'exemple, avec 500 agents pour l'ensemble du pays, les contrôles contre la fraude fiscale sont de moins en moins fréquents sur le terrain", ajoute-t-il. "Or, cette lutte contre la fraude pourrait être un outil à disposition des autorités pour faire face à l'austérité", enchaîne son vis-à-vis à la CGSP-AMiO, Roland Vansaingele.
Les représentants syndicaux estiment encore que la qualité des services à la population va baisser en raison de la concentration des services à Bruxelles, Anvers et Liège. "Les déplacements seront plus longs pour se rendre dans l'un ou l'autre service, tant pour les usagers que pour le personnel."
L'action de mardi se déroulait sur Bruxelles uniquement, au North Galaxy d'une part et à la Finance Tower (Botanique) d'autre part. Le personnel était invité à arrêter le travail entre 11h00 et 11h45. "Il s'agit d'un premier coup de semonce. Nous espérons que cette initiative soit le point de départ d'une bonne négociation avec les autorités", commente M. Vansaingele. "Si la politique managériale ne change pas, nous organiserons de nouvelles actions, probablement décentralisées car les problèmes ne se limitent pas à Bruxelles", avertit-il. (belga)
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