L'excédent commercial de la Chine a encore bondi de près de 50% en 2007, engrangeant un nouveau record qui ne manquera pas d'alimenter les pressions en faveur d'un yuan plus fort. Le deuxième exportateur mondial a enregistré un excédent commercial de plus de 178 milliards d'euros, en hausse de 47,7% par rapport à 2006.
Ses échanges avec l'étranger ont totalisé 2.170 milliards de dollars "dépassant pour la première fois les 2.000 milliards", ont noté les douanes. En fait, depuis son adhésion fin 2001 à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), "le rythme d'accroissement des échanges extérieurs est resté de plus de 20% chaque année", soulignent-elles. Sur six ans, la Chine a aussi vu son excédent commercial plus que décupler: il était de 22,55 milliards en 2001.
Progression foudroyante
L'an dernier, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) avait estimé qu'à ce rythme, la Chine pourrait devenir le premier exportateur mondial d'ici à 2009. Cette progression foudroyante a contribué à faire du pays la quatrième économie de la planète et peut-être, d'ores et déjà, la troisième. Mais elle s'est aussi accompagnée d'une montée des griefs chez ses premiers partenaires commerciaux, l'Europe et les Etats-Unis, lassés de voir inversement se creuser leurs propres déficits.
Américains et Européens ont exercé de multiples pressions sur Pékin pour obtenir des échanges plus équitables. Cristallisant leurs critiques, la sous-évaluation du yuan est devenue le leitmotiv des forums économiques occidentaux, un thème récurrent au Congrès américain, et plus récemment, une source de vives critiques de l'Union européenne, dont les plus hauts responsables économiques sont venus en délégation en 2007 plaider pour un effort de Pékin.


