Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a réitéré jeudi ses critiques contre l'indexation des salaires, responsable selon lui d'une spirale inflationniste, plaidant même pour la suppression du mécanisme.
"Tout schéma d'indexation des salaires sur les prix doit être éliminé", a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion du conseil des gouverneurs de la BCE, au cours de laquelle le principal taux directeur a été laissé inchangé à 4%. Interrogé vendredi par l'agence Belga, un porte-parole de la BCE n'a pas précisé si les déclarations de M. Trichet visaient un pays en particulier, même si elles semblent dirigées contre des pays tels que la Belgique, où l'indexation est automatique.
Ces déclarations ont suscité la colère de l'eurodéputée socialiste flamande Anne Van Lancker. "C'est insensé, c'est presque un scandale que la BCE se lance dans un débat purement politique", a-t-elle dit à Belga. "Ce n'est pas l'indexation automatique qui a pour conséquence d'augmenter les salaires de façon excessive", a-t-elle ajouté. Les prises de position de M. Trichet sont la "manifestation d'un néo-libéralisme pur et dur", selon elle. (belga)


