Dexia, démantelée, bénéficiera de garanties franco-belges

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Par: rédaction
4/10/11 - 09h46
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MISE À JOUR Un conseil d'entreprise européen a commencé mardi vers 09h00 à la banque franco-belge Dexia. L'action Dexia perdait plus de 30% mardi vers 09h15 et valait moins de 1 euro. Lundi soir, le conseil d'administration de la banque s'était déjà réuni très longuement.

Plusieurs journaux parlent mardi d'un démantèlement de la banque. Les parties "saines" du groupe financier seraient séparées d'actifs "qui pèsent structurellement sur la banque". Ceux-ci seraient rassemblés dans une "bad bank". Le communiqué diffusé à l'issue du conseil d'administration ne mentionnait pas d'accord en ce sens.

Garanties belges et françaises
La Belgique et la France, de leur côté, sont prêtes à apporter leur garantie au financement de Dexia, a indiqué le ministre belge des Finances, Didier Reynders, après s'être concerté avec son homologue français François Baroin à Luxembourg. La garantie pourrait couvrir les actifs dont la banque envisage de se défaire à travers la création d'une "bad bank".
 
La communication de MM. Reyenders et Baroin, qui doivent diffuser sous peu un communiqué conjoint, cherche à rassurer les marchés financiers et les déposants, alors que le titre a perdu plus de 30% mardi matin, au lendemain d'un conseil d'administration extraordinaire qui a laissé entrevoir la possibilité d'un démantèlement.
 
"Les Etats belges et français prendront toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des déposants et des créanciers", a affirmé M. Reynders. "Le Figaro" annonçait pour sa part une augmentation de capital à hauteur de cinq milliards d'euros.
 
Ils apporteront par ailleurs leur garanties aux formules de financement envisagées par la banque, dont le CEO Pierre Mariani doit encore dévoiler les modalités exactes.
 
Bad bank
Dexia pourrait notamment isoler à l'extérieur de son périmètre un portefeuille d'actifs de 95 milliards d'euros dont il cherche à se délester depuis des années, au travers d'une banque de défaisance ("bad bank").
 
Alors que se dessine un démantèlement du groupe, M. Reynders assure que le gouvernement entend "tout faire pour préserver la situation de la banque belge", dont il a souligné qu'elle était "solide", grâce aux dépôts des épargnants.
 
La situation de Dexia sera évoquée mardi soir en comité ministériel restreint. "Dexia est une banque qui fonctionne et qui peut fonctionner", a pour sa part insisté le Premier ministre. La crise de la dette grecque joue des tours à Dexia, mais "nous sommes fermement décidés à guider la banque sans que personne y perde de l'argent", a encore indiqué M. Leterme.
 
Les clients de moins de 100.000 euros protégés
Le ministre des Finances Didier Reynders a lui aussi insisté sur le fait que les clients seraient protégés. "Depuis quelques années, il y a une garantie pour les clients de 100.000 euros par compte", a-t-il rappelé. Dexia est en outre toujours "une banque très forte", selon lui.
 
Dans le passé, les autorités ont déjà dû aider Dexia. "Mais le Trésor n'a à ce moment pas subi de perte", a encore souligné le Premier ministre. Il a reconnu que les participations ont subi de lourdes pertes, mais "c'est le jeu en bourse". Le Premier ministre a assuré qu'il "y a suffisamment de potentiel" pour "réduire à son plus strict minimum" la perte de valeur. (belga/acx)

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