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Malgré la crise que traverse actuellement Dexia, "il n'y a pas lieu de se précipiter en agence pour retirer son argent", rassure mardi l'organisation de défense des consommateurs Test-Achats.
En effet, "même si les actionnaires peuvent être inquiets vu les développements du dossier et l'évolution du cours de bourse, cela ne porte pas préjudice aux protections des épargnants et des clients de Dexia", précise Test-Achats dans un communiqué.
Garantie européenne jusque 100.000 euros
Et l'organisation de rappeler l'existence d'une garantie, décidée en 2008 par les Etats membre de l'Union européenne, protégeant les avoirs des épargnants à hauteur de 100.000 euros par personne et par banque, en cas de faillite d'un établissement bancaire. "Si vous possédez plus, répartissez vos avoirs dans plusieurs banques", conseille toutefois Test-Achats.
Par ailleurs, poursuit l'organisation, "un éventuel démantèlement ou une reprise de l'enseigne ne change rien aux prêts hypothécaires, aux crédits à la consommation et aux contrats d'assurance en cours."
"Le secteur ne va pas disparaître", ajoute-t-elle pour enfoncer le clou. "Pas question de laisser aller en faillite une banque, grande ou moyenne. Car si tout sauvetage - étatique - à un coût, il sera toujours moindre que l'impact de la perte de crédibilité à l'égard du secteur et que les retombées économiques négatives", conclut Test-Achats.
Vente
Un conseil d'entreprise extraordinaire devait par ailleurs débuter ce mardi sur le coup de 11 heures à la holding Dexia, à Bruxelles, a indiqué Jean-Michel Cappoen (SETCa). Plus tôt dans la matinée, le bureau du conseil d'entreprise européen s'était déjà réuni.
"Selon les informations dont nous disposons à l'issue de cette première réunion, tout serait à vendre", a expliqué le responsable du syndicat socialiste.
Mardi matin, plusieurs journaux faisaient état d'un démantèlement de la banque, les parties "saines" du groupe financier devant être séparées des actifs "qui pèsent structurellement sur la banque" et qui seraient dès lors rassemblés dans une "bad bank".
Avenir de 600 personnes
"Nous allons désormais nous concentrer sur le conseil d'entreprise extraordinaire de la holding, et voir quel impact cette histoire aura pour son personnel", a poursuivi Jean-Michel Cappoen. Quelque 600 personnes travaillent pour la holding Dexia, "dont 350 à 400 rien qu'en Belgique".
Peu après 11 heures, Dexia perdait 24% à la bourse de Bruxelles. (belga/acx)
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