L'Etat belge ne veut pas du démantèlement de Dexia

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Par: rédaction
4/10/11 - 23h09
Didier Reynders et Yves Leterme. Didier Reynders et Yves Leterme. © belga.

Le comité restreint (kern) a décidé mardi soir de tout mettre en oeuvre pour assurer la continuité des activités de Dexia, notamment en apportant sa garantie d'Etat à la création d'une structure de défaisance pour isoler les actifs néfastes.
 
"Comme en 2008, la Belgique fera tout ce qui est nécessaire pour qu'aucun épargnant et aucun client de Dexia Belgique ne perde un centime d'euro en ces temps de turbulences au niveau de l'activité bancaire", a indiqué mardi soir le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme à l'issue d'une réunion extraordinaire du comité restreint.
 
Outre la garantie pour tous les comptes jusqu'à 100.000 euros, le gouvernement a aussi convenu de garantir la continuité des activités de la banque.
 
Création d'une future "bad bank" avec garantie financière
De plus, "avec le gouvernement français", la Belgique apportera "le cas échéant" sa garantie financière pour la création d'une structure de défaisance ("bad bank") pour "isoler les activités et les éléments qui pourraient peser sur les activités bancaires", a ajouté M. Leterme.
 
Interrogé sur la hauteur de cette garantie d'Etat, le ministre des Finances Didier Reynders (MR) s'est borné à indiquer qu'elle serait inférieure à celle apportée par la Belgique en 2008, à savoir 90 milliards d'euros.
 
Pour le gouvernement belge, il ne peut être question pour l'heure de démanteler la banque. "C'est le contraire que nous voulons faire", a assuré M. Reynders. "C'est une banque qui fonctionne bien et qui a un avenir", a renchéri le Premier ministre. (belga)

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