Le FMI prêt à soutenir l'Italie si la BCE contribue

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Par: rédaction
30/11/11 - 14h29
Mario Draghi, président de la BCE, et Christine Lagarde, directrice générale du FMI © reuters.

Le Fonds monétaire international (FMI) est prêt à soutenir l'Italie, à condition que la Banque centrale européenne contribue d'une manière ou d'une autre, a-t-on déclaré mercredi à l'AFP de source proche du dossier.

Le FMI a démenti officiellement, mardi, pour la troisième fois en trois jours avoir entamé des discussions avec l'Italie et l'Espagne sur un éventuel prêt. "Il n'y a pas de discussions aujourd'hui et il est prématuré de dire que le FMI prépare un plan", a confirmé à l'AFP la source proche du dossier. "Mais s'il fallait aider l'Italie, le FMI serait prêt à le faire, c'est une possibilité pas du tout exclue", a-t-elle ajouté.

Toutefois, il faudrait d'abord que le gouvernement italien de Mario Monti présente ses mesures pour parvenir à l'équilibre budgétaire en 2013, a-t-elle souligné. Surtout, le FMI n'a pas assez de ressources pour un programme d'envergure.

"Un programme pour l'Italie n'aurait d'utilité que si la BCE entre dans le jeu", affirme-t-on de même source. Cela pourrait prendre par exemple la forme de prêts de l'institut monétaire de Francfort à l'institution financière de Washington.

Selon cette source, il n'y a pas encore eu de discussion formelle avec la BCE sur ce point.

Craintes de la BCE
La BCE, fermement soutenue par l'Allemagne, rechigne à intervenir davantage pour contrer la propagation de la crise de la dette dans la zone euro, pour ne pas dévier de sa mission officielle qui consiste à juguler l'inflation, et par crainte de voir les gouvernements relâcher leurs efforts budgétaires s'ils ont la certitude qu'elle les aidera quoi qu'il en soit. En outre, le statut de la banque centrale lui interdit de prêter aux Etats.

Faisable mais...
Ce noeud juridique pourrait être contourné si elle prêtait au FMI qui ensuite répercuterait ces fonds vers les Etats européens en difficulté, selon plusieurs sources.

"Juridiquement, c'est faisable", assure un diplomate européen. Mais cette voie se heurte à un autre écueil juridique, selon une autre source proche du dossier, car la BCE n'est pas membre du FMI.

"La BCE n'est pas membre du FMI. C'est une organisation des Etats donc il est difficile de voir comment la BCE entrerait dans ce cadre", a expliqué cette source à l'AFP.  (afp)

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