Monica De Coninck.
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Le ministre fédéral des Finances Steven Vanackere et sa collègue de l'Emploi Monica De Coninck se disent prêts à rencontrer les représentants du secteur Horeca pour envisager les solutions à apporter à la crise qui frappe les cafés depuis l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer.
Au cabinet de M. Vanackere, ont dit connaître les revendications du secteur depuis un moment déjà, tout en soulignant que les derniers chiffres publiés constituent un élément nouveau.
Même son de cloche dans l'entourage de Mme De Coninck, où l'on ajoute que le problème de la rentabilité des cafés ne tourne sans doute pas seulement autour de l'interdiction de fumer. Quant à la simplification de l'inscription des travailleurs occasionnels, on souligne que le système actuel de communication des données pour les cotisations de sécurité sociale est déjà fort souple.
Tant le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) que la fédération flamande du secteur des Hôtels, cafés et restaurant (Horeca Vlaanderen) ont tiré lundi la sonnette d'alarme, le premier annonçant que plus de 2.000 cafés ont fermé leurs portes ou connu la faillite depuis l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer, la deuxième soulignant que depuis la même date, trois cafés sur quatre sont confrontés à une forte baisse de leur chiffre d'affaires.
Le SNI demande dès lors le report automatique pendant un an du paiement des cotisations sociales, du précompte professionnel et de la contribution à l'ONSS. A long terme, le syndicat revendique un abaissement de la TVA à 6pc sur la nourriture et les boissons.
Quant au secteur Horeca flamand, il appelle le gouvernement fédéral à la concertation et demande la baisse de la TVA sur les boissons, un système plus souple et moins onéreux concernant l'emploi occasionnel et une déduction sur investissements plus importante. (belga)


