Les cafetiers avaient prévenu, interdire la cigarette dans leurs locaux allait leur coûter cher. Si certains ont trouvé la parade et avaient l'espace et les moyens pour créer un fumoir ou une zone fumeur extérieure chauffée, 2.000 cafés n'ont pas pu convaincre leurs clients de continuer à fréquenter leur commerce.
Deux mille cafés ont en effet mis la clé sous la porte depuis l'interdiction de fumer dans les lieux publics du 1er juillet dernier. Les syndicats de la profession ont alerté les autorités de l'hécatombe des débits de boissons et il semblerait que le gouvernement soit prêt à faire un geste pour les aider, annonce la Dernière Heure.
Steven Vanackere (Finances) et Monica de Coninck (Emploi) accepteraient une concertation avec les professionnels du secteur afin de venir en aide aux cafetiers en difficulté. Mais rien n'est fait, la ministre de l'Emploi nuançant d'ores et déjà les chiffres avancés par la SNI et l'Horeca, arguant que l'absence de tabac dans les cafés n'explique pas à elle seule les faillites des débits de boissons.
(acx)


