Opel négocie, la presse évoque deux fermetures d'usines

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Par: rédaction
8/02/12 - 11h58
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Le constructeur allemand Opel, sous pression de sa maison-mère américaine General Motors, va négocier avec ses syndicats sur une "baisse des coûts", mais a refusé de commenter des informations de presse sur la fermeture prévue de deux usines.

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Selon le Wall Street Journal, GM demande à Opel de fermer deux usines, en Allemagne à Bochum (ouest, 3.100 salariés), déjà menacée ces dernières années, et au Royaume-Uni à Ellesmere Port (ouest, 2.100 salariés) qui produit la déclinaison locale d'Opel, Vauxhall.
 
Un porte-parole d'Opel a refusé de commenter ces informations mais a déclaré à l'AFP que la marque à l'éclair "devait améliorer ses résultats que ce soit ses marges, ses coûts et son chiffre d'affaires".
 
La direction de l'entreprise, son conseil de surveillance et le comité d'entreprise "vont mener des discussions stratégiques", sans pouvoir préjuger de leur résultat, a-t-il ajouté.
 
De son côté, le comité d'entreprise d'Opel dit "n'avoir aucune information selon lesquelles GM ou les dirigeants d'Opel prévoient de contrevenir aux accords" conclus il y a deux ans avec les syndicats, et qui excluent tout licenciement économique ou fermeture d'usine en Europe d'ici 2014.
 
Selon le quotidien américain, citant un responsable anonyme, "il y a un sentiment de ras-le-bol vis-à-vis d'Opel et l'idée que les coupes d'il y a deux ans ne sont pas allées suffisamment en profondeur".
 
GM s'apprêterait à publier des pertes "épouvantables" pour Opel au quatrième trimestre, selon la même source.
 
Opel souffre de coûts de production élevés et est vulnérable à la crise qui touche la zone euro, GM lui interdisant d'exporter en masse hors d'Europe, un marché sans perspectives et touché par des surcapacités, car il craint qu'il ne fasse concurrence à ses autres marques.
 
Le porte-parole d'Opel a par ailleurs souligné que GM n'avait pas toute latitude pour décider seul de l'avenir d'Opel.
 
Puissants dans l'automobile allemande, les syndicats ont en effet un pouvoir et une capacité de pression importants, du moins dans les négociations préalables à un éventuel plan d'économies.
 
De surcroît, le dossier Opel a une dimension politique en Allemagne, la marque, rachetée par GM en 1929, à l'époque de la Grande dépression, faisant partie du patrimoine national.
 
Lors de la dernière crise économique, GM et le gouvernement allemand, la chancelière Angela Merkel en tête, s'étaient durement affrontés sur la recherche d'un éventuel repreneur et l'opportunité de verser des aides publiques.
 
L'affaire s'était soldée par un maintien d'Opel dans le giron de GM moyennant 8.000 suppressions d'emplois sur 48.000 en Europe et la fermeture de l'usine d'Anvers. (belga/chds)

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