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Le gouvernement allemand a "la conviction profonde" que la BCE doit exercer son mandat de manière "indépendante", une conviction "connue à Paris", a déclaré lundi le porte-parole de la chancelière Angela Merkel.
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"La conviction profonde du gouvernement allemand est que la BCE exerce son mandat de manière totalement indépendante de la politique", a déclaré lors d'un point de presse du gouvernement Steffen Seibert. "Et cette conviction est connue à Paris", a-t-il ajouté.
Le président français sortant a déclaré dimanche devant des milliers d'électeurs réunis place de la Concorde à Paris qu'il entendait une fois réélu "ouvrir le débat" sur la Banque centrale européenne et son rôle dans le soutien de la croissance en Europe. Il a ainsi repris une thématique déjà évoquée avant lui par son principal rival, le socialiste François Hollande.
M. Seibert a précisé que l'Allemagne et la France avaient toutes les deux à coeur "une croissance pérenne en Europe". "Nous sommes d'accord avec le gouvernement français sur les objectifs", a-t-il dit.
"Au cours d'une série de conférences de presse, les deux (Mme Merkel et M. Sarkozy, ndlr) ont professé leur attachement à l'indépendance de la BCE", a-t-il ajouté.
La presse allemande ne faisait de son côté pas grand cas lundi des propos de M. Sarkozy.
Quant au ministère des Finances, il s'est montré peu disert sur des propos de M. Hollande. Il avait jugé samedi que "les autorités allemandes" devraient "faire annuler" l'introduction par une filiale du groupe boursier allemand Deutsche Börse d'un nouveau produit financier, un contrat à terme sur la dette française.
"Ce produit financier n'est pas soumis à une autorisation préalable" de mise sur le marché, a dit le porte-parole du ministère, Martin Kotthaus.
Plusieurs partis politiques en France ont dénoncé le nouveau produit comme "un nouvel instrument spéculatif contre la dette française".



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