© belga.
Les actionnaires de Dexia, réunis mercredi après-midi en assemblée générale, ont accordé la décharge, à 82,25% de "oui", aux administrateurs du holding franco-belge pour l'exercice 2011.
A l'inverse, le "non" a obtenu 17,75% des votes des actionnaires. Les absentions, très nombreuses, ne sont pas prises en considération dans le résultat du vote. Le vote portait sur le conseil d'administration de Dexia pris dans son ensemble.
Il semble que de nombreux actionnaires se soient abstenus de voter sur la question de la décharge, qui suscitait la polémique depuis plusieurs jours. Le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, avait laissé entendre plus tôt dans la journée que le représentant de la Région wallonne à l'assemblée générale s'abstiendrait lorsque serait abordée la question de la décharge des administrateurs.
Le gouvernement flamand voulait quant à lui que l'AG reporte ce point sans quoi l'exécutif flamand menaçait de refuser d'accorder la décharge aux administrateurs. Toutes les autres résolutions qui figuraient à l'agenda de l'assemblée générale ordinaire ont été approuvées, parmi lesquelles la nomination définitive d'un nouvel administrateur indépendant, Claude Piret, et le renouvellement pour quatre ans des mandats d'administrateur de Francine Swiggers (Arco) et Catherine Kopp.
Les résolutions figurant au menu de l'assemblée générale extraordinaire ont elles aussi été toutes approuvées, à plus de 99% de "oui", dont la réduction du capital de la société à concurrence de 4,118
milliards d'euros pour le ramener à 500 millions d'euros. L'assemblée des actionnaires, qui se déroulait au centre culturel de Woluwe-Saint-Pierre, a duré près de quatre heures et demi, dont une bonne partie consacrée aux questions de "petits" actionnaires.
Au total, une petite centaine d'actionnaires étaient présents sur place. Si de nombreuses critiques ont fusé à l'égard des responsables de Dexia, pour leur gestion du groupe depuis l'automne 2008, singulièrement son CEO, Pierre Mariani, les débats sont restés plutôt calmes, très loin des atmosphères électriques vécues lors des assemblées générales de Fortis, en 2009.


