Rudi Thomaes
Les mesures adoptées mercredi par la Commission pour réduire les émissions de CO2 pourraient se chiffrer à 1% du PIB, soit plus de 3 milliards d'euros, a estimé mercredi la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB).
Potentiel faible
"La raison doit reprendre le dessus dans la suite du processus de décision européen, sans quoi la Belgique sera le grand perdant de l'opération", indique l'administrateur délégué de la FEB, Rudi Thomaes, dans un communiqué. La fédération patronale avait déjà émis des craintes lundi concernant le plan européen. La FEB estime notamment que le potentiel de la Belgique en matière d'énergies renouvelables est faible par rapport à celui des autres membres de l'Union européenne.
"Politique ambitieuse"
D'ici 2020, le pays ne pourra en effet pas atteindre plus de 8% de ces énergies. La FEB se dit consciente du défi que représentent les questions climatiques d'un point de vue économique et écologique. "Il faut une politique ambitieuse pour éviter des dommages économiques et écologiques à long terme", avait déclaré lundi Rudi Thomaes, lors d'une conférence de presse.
"20% d'énergie verte d'ici 2020"
Pour arriver à réduire les émissions de gaz à effet de serre, les chefs de gouvernement des Etats membres de l'Union européenne ont décidé en mars dernier que l'Union devra atteindre 20% d'énergies renouvelables d'ici 2020. Un effort qui doit être réparti entre les différents pays. Selon la FEB, la Belgique doit revenir sur la sortie du nucléaire et miser beaucoup sur l'innovation, ce qui n'a pas été fait ces dernières années.


