Robert Zoellick, président sortant de la Banque mondiale
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La zone euro devrait permettre au Mécanisme européen de stabilité (MES) de recapitaliser les banques et préparer le financement de pays comme l'Espagne, pour parer à toute aggravation brutale de la crise, selon le président de la Banque Mondiale.
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Dans une tribune publiée vendredi dans le Financial Times, Robert Zoellick, président sortant, estime que "les leaders de la zone euro doivent être prêts. Il n'y aura pas le temps de réunir un sommet des ministres des Finances (...) Sur des marchés paniqués, les investisseurs fuient vers la sécurité en répandant les flammes".
Les leaders de la zone euro ont tenu de très nombreuses réunions à différents niveaux de responsabilité depuis le début de la crise grecque, et les décisions sont généralement âprement négociées entre les différents pays.
L'importance du danger "devrait encourager les leaders de la zone euro à prendre des mesures de précaution -telles que mettre maintenant des capitaux du MES dans les banques et tomber d'accord sur un mécanisme de financement à moyen terme de pays tels que l'Espagne", selon M. Zoellick, qui estime que ce mécanisme pourrait venir du MES ou se faire par d'éventuels euro-obligations, actuellement rejetés par l'Allemagne.
Concernant les banques, M. Zoellick craint un assèchement du crédit à l'économie réelle, et une crise de liquidité. "Les déposants n'ont pas encore commencé à courir (vers les établissements pour récupérer leurs fonds, ndlr), mais ils ont commencé à trotter".
M. Zoellick sera remplacé cet été à la présidence de la BM par l'américain Jim Yong Kim.


