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La Commission européenne "n'a pas de nouvelle d'une demande d'aide financière de la part de l'Espagne", a déclaré vendredi un de ses porte-parole.
"Si une telle demande devait arriver, les instruments appropriés sont en place, prêts à être utilisés", a ajouté ce porte-parole, Amadeu Altafaj, citant le Fonds de sauvetage de la zone euro (FESF).
Interrogé sur des informations de presse annonçant la tenue ce week-end d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro, l'Eurogroupe, M. Altafaj a répondu: "je ne peux pas confirmer". "Nous n'avons pas de nouvelles d'une demande d'aide financière de l'Espagne, et donc il n'y a pas lieu de spéculer", a-t-il dit, sans toutefois démentir la tenue d'une telle réunion.
Le ministère espagnol de l'Economie s'est dit vendredi "pas au courant" d'une possible conférence téléphonique de l'Eurogroupe ce week-end sur une demande d'aide de l'Espagne. Quant à l'éventualité d'une demande d'aide de la part de Madrid pour sauver ses banques, "si une telle demande devait arriver à un certain moment, les instruments appropriés sont en place, sont prêts à être utilisés en accord avec les orientations décidées par le passé" mais "nous n'en sommes pas là", a-t-il dit.
Il s'agit "concrètement du FESF", qui "établit des procédures claires", a-t-il dit. "Les autorités espagnoles se sont engagées à fournir une évaluation claire et solide de la situation du secteur bancaire, de ses fragilités, et en fonction de cela, un plan de restructuration pourrait s'accompagner d'une demande de recapitalisation de certaines entités", a-t-il ajouté. "Ensuite nous aviserons avec les autorités espagnoles".
"Mais à l"heure qu'il est il n'y a pas de demande, des études sont en cours d'élaboration avec le concours de firmes privées indépendantes, et il est important d'avoir cette vision claire au cas où un plan serait décidé et mis en oeuvre, avec ou sans soutien européen", a conclu M. Altafaj.



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