Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a tenté jeudi de convaincre la compagnie aérienne chinois Hainan Airlines et quelques unes de ses filiales de faire des aéroports de Bruxelles et de Liège leurs nouvelles bases continentales en Europe.
Il a plaidé en ce sens auprès du président du groupe Hainan (HNA), Chen Feng, qu'il a rencontré à Pékin. Hainan Airlines assurera une liaison quotidienne entre Pékin et Bruxelles à partir du 1er juillet. Elle dispose de plus de 320 avions mais espère élargir sa flotte à quelque 800 appareils au cours des quatre prochaines années.
Le groupe HNA Group, qui chapeaute notamment Hainan Airlines, envisage aussi une réorganisation de son réseau de fret. Selon M. Reynders, la Belgique pourrait en bénéficier.
Selon le chef de la diplomatie belge, la nouvelle législation sur les émissions de carbone que l'Union européenne veut imposer aux compagnies aériennes internationales ne devrait pas constituer un frein à l'expansion des compagnies chinoises - en dépit de l'opposition de Pékin.
Une législation européenne, entrée en vigueur sur le papier le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l'UE, quelle que soit leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de dioxyde de carbone, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.
La Chine a interdit à ses compagnies aériennes de payer la taxe et menacé l'UE de représailles. Le carburant est encore plus cher en Chine qu'en Europe, même avec une telle taxe", a souligné M. Reynders. "Et même avec une telle mesure, Hainan organisera sept vols directs par semaine", a-t-il noté.


