Dans le cadre de la semaine européenne des énergies renouvelables, un collectif d'organisations environnementales, syndicales, de consommateurs et d'agriculteurs, coordonné par le CNCD 11.11.11., appelle à changer la politique sur les agrocarburants lors d'une action menée à Bruxelles.
Pour pallier au manque d'information sur les agrocarburants, des fausses brigades d'agro-douane se sont rendues dans trois stations-service de Bruxelles pour distribuer une brochure informative intitulée "Un verre d'agrocarburant ça va, trois verres bonjour les dégâts", qui répond à dix idées reçues.
La Commission européenne doit remettre au Parlement européen une évaluation de sa politique en la matière, fin de l'année. Florence Kroff, de FIAN Belgium, défend qu'il faut que la Commission tienne compte des études d'impact, ce qui aurait déjà dû être fait au préalable selon elle.
Les ONG réclament que l'objectif de la directive européenne "énergie renouvelable", obligeant les 27 États membres à incorporer 10% de cette énergie dans le carburant de transport d'ici 2020, soit suspendu, étant donné que, dans la pratique, il s'agirait à 90% d'agrocarburants. Elles souhaitent, avant tout, une mobilité soutenable.
Les ONG avancent que les 4% d'agrocarburants actuels représentent déjà 32% des terres arables en Belgique, augmentant la spéculation sur les sols et la dépendance alimentaire aux importations.
Ils pointent, entre autres, le coût élevé d'une telle politique (80 millions d'euros par an en Belgique) pour une efficacité douteuse. Selon eux, les monocultures industrielles - utilisant OGM, pesticides etc. - ont un impact direct et indirect sur la déforestation. Le bilan environnemental serait donc négatif.



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