Lars Oloffson
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Les actionnaires du géant français de la grande distribution Carrefour ont avalisé lundi la retraite-chapeau et l'indemnité de 1,5 million d'euros accordées à l'ancien PDG Lars Oloffson, débarqué faute de résultats, suscitant la colère d'actionnaires minoritaires et de salariés.
La résolution autorisant le versement d'une retraite complémentaire après seulement trois ans passés à la tête de Carrefour et d'une indemnité conditionnée au respect d'une clause de non-concurrence de 1,5 million d'euros, a été adoptée par 51,3% des actionnaires réunis en assemblée générale.
Des actionnaires minoritaires et des salariés se sont insurgés contre ces conditions de départ, la société de conseil aux actionnaires Proxinvest jugeant qu'il "n'y avait pas lieu de rémunérer l'échec" ainsi.
Carrefour, numéro deux mondial de la distribution, est en difficulté et M. Oloffson n'a pu redresser le groupe, qui souffre particulièrement en France, son principal marché.
Lors de l'AG, son successeur Georges Plassat a étrillé la gestion de M. Oloffson, affirmant avoir trouvé à son arrivée début avril un groupe qu'il a qualifié de "défiguré".
Des syndicalistes de Carrefour ont également protesté lundi contre les conditions de départ de M. Olofsson. "Que M. Olofsson parte avec une retraite chapeau, après seulement trois ans à la tête du groupe, et 1,5 million d'euros d'indemnités liées à une clause de non-concurrence, est insupportable vu ses résultats", a déclaré à l'AFP Claudette Montoya, déléguée centrale CGT.



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