"Nous sommes une organisation responsable et nous sommes donc prêts à discuter de relance et de compétitivité", a affirmé mardi Marc Leemans, le président de la CSC, au cours d'une conférence de presse clôturant un conseil général du syndicat chrétien.
"Nous savions qu'après les élections sociales, le débat sur la relance serait lancé et nous sommes demandeurs de ces discussions", a assuré le président de la CSC. "Mais pour nous, notre priorité, ce sont des emplois plus nombreux et de meilleure qualité", a-t-il ajouté.
A cette fin, la CSC lance une série de pistes de relance. Parmi celles-ci, le syndicat propose notamment un financement alternatif de la sécurité sociale par le biais d'une taxe sur les grosses fortunes, d'un impôt à part entière sur la plus-value ou encore de la suppression des impôts forfaitaires, entre autres sur les revenus locatifs.
"Nous ne demandons pas plus d'impôts mais nous voulons qu'ils soient mieux répartis", a précisé Marc Leemans en plaidant par ailleurs pour que les subventions fiscales soient converties en réductions de cotisations sociales. "Actuellement, on utilise souvent la technique du non-versement du précompte professionnel pour réduire le coût salarial. or, cette réduction du précompte n'apparaît ni dans les comparaisons officielles, ni dans le rapport du conseil central de l'économie. En convertissant ces subventions fiscales en réduction ONSS, elles seraient enfin visibles", a poursuivi le président de la CSC.
Ce dernier est encore revenu sur l'index "auquel on ne peut pas toucher", sur les garanties à apporter aux jeunes chômeurs, sur la politique de la carrière et sur l'Europe pour laquelle il faut définir un "nouveau contrat social".



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