La CSC et la FGTB ont rappelé mardi, dans un communiqué commun, leurs priorités en matière de relance alors que le gouvernement doit, selon eux, apporter mercredi différents arbitrages à son plan de relance. Le point sera en effet à l'ordre du jour du Conseil des ministres restreint.
Les deux syndicats veulent "un véritable plan de relance fédéral qui s'inscrit dans une politique européenne ambitieuse. Ce plan doit rompre avec l'actuelle politique d'austérité, qui est sans issue". Les deux organisations plaident avant tout pour le soutien du pouvoir d'achat et pour des impulsions fortes pour plus d'emplois et des emplois de qualité. "Cette relance ne peut en aucun cas envisager de prolongation ni de flexibilisation de la durée du travail", estiment CSC et FGTB.
Une reprise passe par contre bien par la mise en oeuvre d'investissements publics stratégiques, en matière d'énergies renouvelables et de mobilité notamment. Le gouvernement doit par ailleurs veiller à une meilleure répartition des aides publiques. Sur ce point, plusieurs objectifs doivent être rencontrés comme l'augmentation des possibilités sur le marché du travail pour les demandeurs d'emploi, l'amélioration de la compétitivité structurelle (innovation, R&D, formation...) et le renforcement des secteurs soumis à l'exportation et à forte concurrence salariale.
Enfin, les deux syndicats estiment que le budget public et celui de la sécurité sociale pourraient bénéficier d'un "financement plus large" si on travaillait à une politique fiscale "davantage axée sur le capital et les grosses fortunes et qui touche moins les revenus du travail". La lutte contre la fraude doit également être renforcée, selon eux.



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