Les aides apportées par les Etats européens à leurs banques représentent au maximum 4% à 5% du produit intérieur brut de l'Union européenne, estime le commissaire européen à la Concurrence Joaquin Almunia.
"Mon calcul est que l'Union européenne a consacré l'équivalent de 4%-5% au maximum de son PIB en injection de capital pour ses banques", a déclaré l'Espagnol, vice-président de la Commission européenne, dans un entretien publié mercredi par Les Echos.
La zone euro a mis sur pied un plan de secours pour le secteur bancaire espagnol, en graves difficultés, avec une enveloppe pouvant atteindre 100 milliards d'euros.
"Le montant des garanties équivaut sans doute à environ 10% du PIB des Vingt-Sept", a ajouté M. Almunia, jugeant exagérées certaines estimations qui évaluent les garanties accordées par les Etats pour sauver le secteur bancaire à un tiers du PIB européen.
A l'avenir, le commissaire européen a estimé qu'il fallait limiter la taille du secteur bancaire par rapport au PNB (produit national brut) d'un pays. "A mon avis, l'encours ne doit pas gonfler au-delà de 2 ou 3 fois le PNB d'un pays, pour rester dans l'ordre de faillites bancaires gérables au niveau national", a-t-il souligné, citant notamment le cas de Chypre comme source d'inquiétude.
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