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La banque suisse UBS a affirmé mardi ne pas avoir trouvé d'élément démontrant son implication dans le scandale de manipulation de taux interbancaires, mais va continuer à coopérer avec les autorités sur ce dossier.
"Nous n'avons trouvé aucune preuve (de l'implication d'UBS dans le scandale) lors de la revue détaillée de nos documents", a précisé le directeur général Sergio Ermotti lors d'une conférence de presse. La première banque helvétique va cependant "continuer à coopérer avec les autorités", a-t-il ajouté.
UBS rejoint ainsi sa rivale Credit Suisse, qui avait annoncé le 23 juillet "estimer" ne pas être impliquée "matériellement" dans le scandale concernant une manipulation des taux interbancaires.
Enquête suisse
Les autorités suisses avaient annoncé en février l'ouverture d'une enquête concernant des soupçons de manipulations des taux interbancaires Libor (London Interbank Offered Rate) et Tibor (Tokyo Interbank Offered Rate).
La Comco, le gendarme helvétique de la concurrence, avait estimé que par leurs agissements des opérateurs "pouvaient obtenir une distorsion des taux de référence en leur faveur".
Outre les deux grandes banques suisses UBS et Credit Suisse, une dizaine d'établissements étrangers et des intermédiaires sont concernés par l'enquête en Suisse.
La Commission européenne a quant à elle proposé mercredi des sanctions pénales contre les auteurs de manipulations de taux interbancaires.



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