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L'organisation agricole flamande Algemeen Boerensyndicaat (ABS) demande, dans un courrier adressé à la ministre fédérale de l'Agriculture, Sabine Laruelle (MR), de prolonger les avantages fiscaux dont profitent les agriculteurs depuis 2009. La Fédération wallonne de l'Agriculture (FWA) soutient l'ABS dans son initiative.
La situation financière des agriculteurs est toujours aussi délicate, explique l'ABS dans son courrier. Les secteurs laitier et de l'élevage sont particulièrement touchés. "Les coûts de production sont très importants. Tout coûte de plus en plus cher. Que ce soient les médicaments ou les engrais. Cela s'explique par la hausse du coût des produits pétroliers, qui a donc une répercussion immédiate sur les produits que nous utilisons", explique le directeur du service d'études de la FWA, Alain Masure.
Les réserves financières des agriculteurs sont au plus bas, ne laissant que peu ou pas de marge de négociations aux agriculteurs face aux institutions financières ou à leurs fournisseurs, et obligeant ceux-ci à travailler à perte, écrit l'ABS.
L'organisation agricole flamande demande donc à la ministre et au gouvernement de prolonger en 2013 les mesures fiscales avantageuses qui sont en vigueur depuis 2009. Le gouvernement avait alors décidé, à la suite de la crise laitière, de réduire de 16,5% à 12,5% le taux de taxation sur les droits de paiement unique (DPU) et sur les primes "vache allaitante". Il avait également été décidé de défiscaliser totalement l'aide aux investissements pour les personnes physiques (IPP) et de défiscaliser à 5% les aides aux investissements pour les sociétés (ISOC).


