© reuters.
Les membres du personnel du centre d'appels Stefanini à Evere feront à nouveau grève lundi pour protester contre le licenciement prévu de 182 des 240 employés, a-t-on appris dimanche de source syndicale.
Ce call center a perdu la semaine dernière le contrat avec l'opérateur téléphonique Belgacom, qui représentait quelque 80% de ses activités. La direction a dès lors décidé de se séparer d'une bonne partie de ses effectifs.
Une première grève a eu lieu vendredi à l'annonce des licenciements, mais le travail a repris samedi et dimanche.
Une nouvelle grève, d'une journée, sera observée lundi à partir de 10h00, a indiqué à l'agence BELGA un responsable du syndicat socialiste Setca, Jan Meeuwens.
"La direction ne semble pas prête à répondre à la moindre de nos exigences", a souligné M. Meeuwens, rappelant que le Setca réclamait un plan social et l'octroi d'un "petit plus" par rapport aux indemnités minimales de licenciement. "Ils ne veulent pas l'accorder", a ajouté le responsable syndical.
La direction de Stefanini n'aurait prévu aucune disposition sociale dans le contrat passé avec Belgacom, alors que les dirigeants ont reçu un bonus, a souligné M. Meeuwens.
Le personnel de Stefanini a prévu de se rendre lundi au siège de Belgacom, dans le quartier de la gare du Nord à Bruxelles, où une délégation doit être reçue par la direction.
"Nous voulons que Belgacom transfère le personnel licencié vers d'autres centrales d'appels, dans des limites géographiques acceptables et avec un salaire équivalent", a poursuivi le responsable syndical socialiste.
Belgacom a fait savoir la semaine dernière que plus de 200 emplois étaient disponibles dans sa propre centrale d'appels et chez des partenaires externes.


