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Une heure sans courant coûterait 50 millions d'euros aux entreprises technologiques, souligne mardi la fédération Agoria, tout en estimant qu'une déconnexion volontaire afin d'éviter les pannes de courant, comme le propose la FEB, serait "techniquement faisable dans quelques entreprises", mais que "son impact serait dans l'ensemble minime".
Selon Agoria, déconnecter certaines entreprises, sur base volontaire, du réseau électrique, afin de décharger le réseau quand une panne de courant menace, ne permettrait de générer que 200 MW supplémentaires durant quelques heures. "A titre de comparaison: la fermeture des réacteurs nucléaires de Doel 3 et Tihange 2 provoquerait une pénurie structurelle de 2.000 MW pendant tout l'hiver", souligne Agoria dans un communiqué.
"Une déconnexion des entreprises du réseau électrique ne peut en aucun cas constituer une mesure générale", juge la fédération des entreprises technologiques, qui demande plutôt des solutions structurelles, sous la forme d'investissements supplémentaires dans les installations de production et les économies d'énergie, afin de garantir l'approvisionnement du pays en électricité.
Agoria rappelle enfin que des projets représentant quelque 3 milliards d'euros d'investissements restent bloqués "en raison de l'incertitude qui entoure la politique énergétique, les autorisations et les procédures de recours disponibles".


