Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle et le ministre grec des Finances Yannis Stournaras (à gauche)
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Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle estime mardi dans un entretien que l'image de l'Allemagne à l'étranger est en danger en raison des positions très critiques de certains sur la crise en Grèce et dans la zone euro.
"Nous devons faire attention à ce que nous, les Allemands, par des déclarations motivées par des tactiques politiciennes, nous n'écornions pas durablement notre image en Europe et dans le monde", a souligné le chef de la diplomatie dans le Frankfurter Rundschau.
"Le débat marqué par moments par des prises de position très détestables ne reste pas (cantonné) à l'Allemagne. Il dépasse les frontières", a-t-il ajouté.
Evoquant un récent voyage en Asie et au Koweït, M. Westerwelle, membre du parti libéral FDP, partenaire de la coalition au pouvoir à Berlin, a expliqué que certaines déclarations en Allemagne nourrissaient les doutes de certains à l'étranger sur l'engagement réel de l'Allemagne en faveur de la monnaie européenne.
Ces déclarations montrent une Allemagne "qui manque de respect vis-à-vis des autres pays européens", selon lui.
L'Allemagne a adopté une position très ferme dans la gestion de la crise, notamment vis-à-vis de la Grèce engluée dans d'incommensurables problèmes financiers. Ce ton a parfois été qualifié d'intransigeant par les détracteurs de la chancelière Angela Merkel.
Plusieurs responsables politiques allemands ou des experts économiques ont même appelé à une sortie de la Grèce de la zone euro, ce que Mme Merkel rejette toutefois.
Elle a d'ailleurs semblé assouplir quelque peu ses positions depuis son retour de vacances à la mi-août, n'hésitant pas à exprimer sa compassion pour les Grecs touchés de plein fouet par un programme d'économies drastiques.
"On a le coeur qui saigne, quand on voit maintenant que la retraite de chaque fonctionnaire et employé grec est réduite", avait-elle souligné.


