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Syndicats et direction d'ArcelorMittal à Liège se sont rencontrés lundi pour fixer un calendrier pour la reprise des négociations concernant la phase 1 de la procédure Renault. De leur côté, les principaux ministres du gouvernement wallon ont entamé lundi vers 16h une réunion avec la direction européenne d'ArcelorMittal.
L'accord de méthode, le document qui avait mis le feu aux poudres la semaine dernière, et la phase 1 de la procédure Renault devront être bouclés pour le 30 septembre, afin d'entamer la phase 2 et les discussions liées au plan industriel et au volet social.
Un conseil d'administration devrait avoir lieu ce lundi, comme l'impose la procédure. Des conseils d'entreprise extraordinaires se tiendront mardi et jeudi, durant lesquels les syndicats pourront poser des questions et écouter les réponses de la direction. Un troisième conseil d'entreprise pourrait être organisé si nécessaire. Par la suite, un nouveau conseil d'administration sera programmé pour acter la fin de la phase 1. Pour rappel, après la direction d'ArcelorMittal ce lundi, les syndicats seront reçus par le Gouvernement wallon mardi.
La semaine dernière, à la suite du blocage des négociations liées au projet de fermeture de la phase liquide d'ArcelorMittal, la direction avait annoncé le retrait d'un plan d'investissements de 138 millions d'euros destiné à garantir l'avenir de la phase à froid. A l'issue d'une conciliation sociale, les différentes parties avaient accepté de renouer le dialogue.
Les principaux ministres du gouvernement wallon ont rencontré, vers 16 heures, la direction d'ArcelorMittal dont ils veulent connaître les intentions.
"Respect pour les travailleurs"
Les négociations sociales étaient alors bloquées. Depuis lors, à l'issue d'une conciliation sociale, syndicats et direction ont renoué les fils du dialogue. Des incertitudes demeurent toutefois sur les intentions du géant mondial de l'acier à propos du site liégeois. "C'est l'heure de vérité! Quelle est la stratégie du groupe? En tant qu'actionnaire, nous avons le droit de savoir quel est le choix pour l'avenir d'ArcelorMittal, par respect pour l'économie wallonne et surtout pour les travailleurs", a souligné le vice-président cdH du gouvernement, André Antoine. Ni les représentants d'ArcelorMittal, ni les autres ministres ne se sont montrés aux journalistes avant le début de la réunion.


