La France, l'Italie et la Roumanie rappelées à l'ordre par l'Europe
La Commission européenne a appelé mercredi la France, l'Italie et la Roumanie à réduire davantage leurs déficits publics et éviter ainsi de dépasser les limites du pacte de stabilité. Elle a par ailleurs demandé à la Slovaquie, qui ambitionne d'adopter l'euro l'an prochain, de prendre des mesures pour contenir l'inflation.
Mauvais élèvesLa France a promis de couper trois points de pourcentage dans la dépense publique, "qui est actuellement de 53% du PIB, l'une des plus élevées de l'UE", mais elle doit encore préciser les secteurs affectés, a noté la Commission. Celle-ci s'inquiète aussi du ralentissement de l'assainissement budgétaire et des prévisions économiques trop optimistes du gouvernement français.
L'Italie, où persiste en outre une dette publique élevée, connaît des difficultés similaires. Elle non plus n'a pas encore déterminé les secteurs qui seront touchés par les coupes budgétaires nécessaires pour atteindre l'équilibre à l'horizon de 2010.
En Roumanie, les déficits devraient rester "élevés malgré une croissance forte, ce qui crée le risque d'un déficit excessif (supérieur à 3% du Produit intérieur brut national) et n'est pas conforme avec une politique budgétaire prudente", a encore noté la Commission.
InflationConcernant la Slovaquie, c'est davantage l'inflation qui inquiète la Commission européenne. L'exécutif communautaire invite donc le pays à renforcer ses efforts d'assainissement budgétaire et de réformes économiques pour éviter un dérapage des prix à venir s'il veut rejoindre la zone euro en 2009.
Les règles européennes pour les pays candidats à l'adoption de la monnaie unique prévoient que l'inflation annuelle ne dépasse pas de plus de 1,5 point de pourcentage les trois taux les plus bas enregistrés en Europe. Sur les douze pays d'Europe de l'Est qui ont rejoint l'Union européenne en 2004 et 2007, trois ont pu adopter à ce jour l'euro: la Slovénie, Chypre et Malte.