Le groupe sidérurgique ArcelorMittal ne paiera pas de quotas de CO² pour relancer le haut-fourneau de Seraing (HF6) et prolonger les autres outils à Ougrée et Chertal au-delà de 2009, a indiqué vendredi dans plusieurs quotidiens le numéro deux d'Arcelor, Michel Wurth, selon qui il n'y a aucune marge de négociation.
Demande wallonne
Les déclarations de M. Wurth interviennent alors que le plan d'allocation des quotas de CO² fait l'objet d'un comité de concertation entre l'Etat et les Régions ce vendredi. "Je tiens à rappeler que c'est à la demande de la Région wallonne que nous avons accepté d'ouvrir le dossier de la prolongation de la phase à chaud liégeoise au-delà de 2009 (...). Nous n'étions donc pas demandeurs de cette relance, mais nous avons répondu à une sollicitation très forte en provenance de nombreux acteurs en Wallonie", déclare le numéro deux d'Arcelor.
50 euros par tonne de CO²
"Nos besoins étaient connus, puisque la production d'une tonne d'acier génère environ 2 tonnes de CO². Au cours actuel du quota de CO², cela nous obligerait à payer une pénalité de 50 euros par tonne produite, ce qui est évidemment impossible à absorber. Le gouvernement wallon nous a dit: 'Pas de problème de quotas, ce sera réglé'. C'est sur la base de cet engagement qui lie la Région wallonne que nous avons accepté de remettre en cause le scénario initial de la fermeture en 2009", a-t-il ajouté.
Relance remise en cause
Et d'affirmer qu'"il n'y a pas de marge de négociation. (...) Nous ne sommes pas preneur d'un partage des sacrifices". Si ArcelorMittal
n'obtient pas satisfaction, "le plan de relance (de la phase à chaud à
Liège, NDLR) sera remis en cause", prévient encore M. Wurth. (belga)


