L'économie américaine a perdu des emplois en janvier pour la première fois en quatre ans et demi, avec 17.000 postes en moins, ce qui devrait renforcer les inquiétudes des analystes sur les risques d'une entrée en récession de la première économie mondiale.
C'est la première fois depuis août 2003 que l'économie américaine supprime des emplois. C'est aussi une grosse déception pour les marchés qui tablaient sur 70.000 créations nette d'emplois, même si les chiffres du mois précédent ont été révisés en forte hausse pour faire ressortir 82.000 embauches au lieu des 18.000 annoncées initialement.
Le chômage a pour sa part reculé à 4,9% de la population active contre 5% le mois précédent, ce qui est un peu mieux que les prévisions des analystes qui tablaient sur 5%. Ces chiffres risquent d'inquiéter fortement les économistes qui redoutent que les Etats-Unis tombent en récession si le marché du travail vient à flancher.
En effet, une détérioration de l'emploi se traduit par une baisse des revenus, alors que la consommation est le premier moteur de la croissance. Pour faire face à ce risque, la banque centrale (Fed) a abaissé son taux directeur de 1,25 point en l'espace de huit jours pour le ramener à 3%, et elle a laissé la porte ouverte à de futures baisses.
L'économie a de nouveau souffert en janvier des répercussions de la crise de l'immobilier, avec 27.000 suppressions d'emplois dans le secteur de la construction et 28.000 dans l'industrie. Les services aux entreprises ont supprimé 11.000 emplois et la fonction publique 18.000. En revanche l'éducation et la santé ont créé 47.000 emplois et le secteur des loisirs 19.000.


