Les prix du baril de brut a nettement reculé mercredi à New York suite à une forte progression des stocks pétroliers américains, qui a détendu les tensions sur l'offre d'or noir.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en mars a clôturé à 87,14 dollars, en baisse de 1,27 dollar par rapport à mardi. Il est même descendu en séance sous les 87 dollars à 86,66 dollars, soit environ 14 dollars de moins que son record historique à 100,09 dollars atteint le 3 janvier.
Déjà affectés par une conjoncture économique morose aux Etats-Unis, qui suggère un tassement à venir de la demande énergétique, les cours du baril de brut ont vu leur repli s'accentuer mercredi après la publication du rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d'énergie.
"En faisant état d'une forte hausse des réserves pétrolières, ce rapport a été très baissier", a expliqué Jim Ritterbusch, analyste au cabinet éponyme, ajoutant que le mouvement de repli des cours de l'or noir allait se poursuivre dans les semaines à venir.
Les stocks de brut ont augmenté de 7 millions la semaine dernière, contre une progression de seulement 2,2 millions de barils attendue, soit leur quatrième hausse hebdomadaire consécutive. Les réserves d'essence se sont quant à elles reconstituées de 3,6 millions de barils et se retrouvent à leur plus haut depuis février 1994, tandis que celles de produits distillés, qui comprennent le fioul de chauffage, ont augmenté de 100.000 barils alors que les analystes les annonçaient en baisse.
Selon l'analyste, cette reconstitution des stocks pétroliers signifie qu'il y a suffisamment d'offre d'or noir contre une demande, qui avait récemment explosé dans les pays émergents tels la Chine et l'Inde.


