Les intérêts notionnels, "bien mais pas suffisant"
Une large majorité d'entrepreneurs estiment que les intérêts notionnels ont restauré la compétitivité fiscale de la Belgique à l'étranger, mais que cette contribution positive est encore insuffisante, selon une enquête menée par la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) et publiée mercredi.
L'enquête menée en ligne a reçu quelque 150 réponses d'entreprises dont 2/3 sont des grandes entreprises (plus de 250 travailleurs). Cette répartition peut être considérée comme représentative puisqu' environ 70% des recettes totales de l'impôt des sociétés (en 2005) proviennent des 2.000 plus grandes entreprises, précise la FEB.
Compétitivité
"95% des participants à l'enquête estiment que les intérêts notionnels ont restauré la compétitivité fiscale de la Belgique à l'étranger, mais 82% d'entre eux trouvent que cette contribution positive est encore insuffisante", indique le communiqué de la FEB. De plus, 75% des répondants s'inquiètent pour l'avenir au vu des discussions polémiques dans la presse et 10% ont déjà suspendu des décisions d'investissement ou envisagent de partir à l'étranger en raison de l'insécurité juridique.
Enfin, 84% des répondants ne veulent pas que les intérêts notionnels soient recentrés sur des objectifs plus sélectifs. La FEB met en la matière le monde politique en garde contre des "mesures irréfléchies". "La remise en cause de la déduction des intérêts notionnels risque d'anéantir ces atouts et se traduira inévitablement par une perte d'activité économique", indique Rudi Thomaes, administrateur délégué de la FEB.
En ce qui concerne l'activité économique, plus de 60% des répondants pensent que les intérêts notionnels ont eu une incidence positive sur l'emploi, principalement grâce au maintien et au renforcement d'activités en Belgique.