Bruxelles met en garde contre un échec du cycle de Doha
Le cycle de négociations de Doha "fait face à un grand risque d'échec", a affirmé vendredi le commissaire européen au commerce, Peter Mandelson. L'absence d'accord "causera "davantage de tort aux plus pauvres", a-t-il dit.
"Nous ne demanderons pas aux autres plus que ce qu'ils peuvent faire. Mais nous n'accepterons pas non plus moins que ce que les autres peuvent se permettre", a affirmé M. Mandelson, qui réclame depuis des mois davantage de concessions de la part des pays émergents tels que le Brésil et l'Inde en termes d'accès à leur marché pour les industries et les fournisseurs de services européens.
Le commissaire a publié son avertissement à l'issue d'une réunion au Lesotho avec le groupe des Pays moins avancés (PMA), qui regroupe les Etats les plus pauvres de la planète. Il a plaidé pour que les pays émergents offrent à ceux-ci un accès libre à leurs marchés, comme le fait déjà l'Union européenne.
Il a par ailleurs pressé les pays membres de l'OMC de "conclure un accord tant que les prix agricoles sont élevés". L'agriculture reste en effet l'un des points de blocage de la négociation. Les pays exportateurs, comme le Brésil, exigent de l'Europe et des Etats-Unis le démantèlement des subventions et la diminution des tarifs douaniers et des quotas.