Les trois organisations représentatives des entreprises FEB (Belgique), Fedil (Luxembourg) et VNO-NCW (Pays-Bas) s'opposent à la mise aux enchères des droits d'émissions pour leur industrie à forte consommation d'énergie, ont annoncé les trois organisations.
"La mise aux enchères n'est pas nécessaire en vue de réaliser les objectifs de réduction des gaz à effet de serre et constitue une charge supplémentaire pour ladite industrie, dont la pérennité dans les pays du Benelux se trouve dès lors mise en péril", insistent-ils.
Les trois organisations, réunies à La Haye à quelques jours du Sommet européen de printemps, ont envoyé leurs requêtes aux premiers ministres Guy Verhofstadt, Jean-Claude Juncker et Jan Peter Balkenende.
Pas de garanties
Les trois organisations patronales du Benelux estiment que "l'option laissée ouverte par la Commission européenne d'octroyer des quotas d'émissions gratuits à certains secteurs en 2011 n'offre pas de garanties suffisantes. Elles demandent que ces décisions ne soient pas reportées à 2011 et que les questions sensibles soient tranchées le plus rapidement possible".
La FEB, la Fedil et VNO-NCW s'inquiètent également des pourcentages que les pays du Benelux doivent atteindre en matière d'énergies renouvelables. "Etant donné le faible potentiel de la Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas dans ce domaine, ils risquent de devoir payer un prix disproportionné pour y parvenir", déclarent-elles.
Les trois organisations demandent dès lors à leurs chefs de gouvernement "de ne pas s'engager sur ces chiffres, mais bien d'exiger des garanties en faveur d'un bon fonctionnement du marché européen des certificats verts et de veiller à affiner les propositions de la Commission en la matière".


