Les entreprises belges paient en moyenne 63 taxes et cotisations diverses et en perçoivent 32 autres pour les compte des diverses autorités, selon le premier rapport "Total Tax Contribution", réalisé par la FEB et PricewaterhouseCoopers (PwC), portant sur 61 entreprises occupant 100.000 personnes.
L'impôt des sociétés de ces 61 entreprises a rapporté près d'1,5 milliard d'euros, soit 13% de ce que cet impôt a rapporté à l'Etat en 2006. A chaque euro versé s'ajoute 1,26 euro dans d'autres contributions (principalement cotisations patronales de sécurité sociale), relève la FEB. Par ailleurs, pour chaque euro d'impôt des sociétés, les entreprises ont dû collecter 4,7 euros de taxes diverses pour le compte de l'Etat. Au total, ces prélèvements se chiffrent à 7 milliards d'euros (TVA, accises, précompte professionnel etc...).
"Non seulement les résultats confirment le niveau de taxation élevé en Belgique, mais ils infirment l'idée largement répandue que les sociétés ne paient pas leur part d'impôts. En réalité, le taux global d'imposition des sociétés interrogées atteint 52,07% de leurs bénéfices avant tout impôt et prélèvement légal", précise Frank Dierckx, managing partenr de Pwc. "Les cotisations de sécurité sociale représentent 39,95% de l'ensemble des prélèvements qu'elles supportent. A eux deux, l'impôt des sociétés et les cotisations de sécurité sociale totalisent 84,17% de tous les prélèvements supportés par les sociétés, les 15,83% restants s'éparpillant entre les 61 autres prélèvements", ajoute M. Dierckx.
"Quelle que soit l'opinion qui prévaut dans certains milieux, les entreprises versent aux autorités beaucoup d'impôts et de cotisations. Obligées de récolter de multiples prélèvements pour le compte des pouvoirs publics, les entreprises assurent le financement des pouvoirs publics, mais en plus elles assument pour leur compte un rôle de sous-traitant.
Cette double mission constitue une charge particulièrement lourde, qui implique à la fois des coûts de gestion et une responsabilité importants", insiste Rudi Thomaes, administrateur délégué de la FEB. Le patron de la FEB estiment que les entreprises sont en droit de bénéficier d'une "législation claire et stable, à des services de qualité et à une efficacité des pouvoirs publics". (belga)


