-
 

La Wallonie se réforme pour accueillir les investisseurs

L'Union wallonne des entreprises (UWE) a organisé mercredi à Genval son premier forum du développement territorial. L'objectif est de mieux faire connaître les conditions favorables instaurées depuis quelques années en faveur des investisseurs intéressés par la Wallonie. Les entrepreneurs ont pu rencontrer lors de ce forum différentes communes, les intercommunales, les fonctionnaires délégués de l'urbanisme et la Chambre des notaires.

Le ministre wallon du développement territorial, André Antoine, a présenté les réformes réalisées en la matière, notamment dans le cadre du plan Marshall. Il a évoqué également un futur décret permettant au parlement wallon d'accorder des permis quand les projets sont jugés d'intérêt régional. Pour André Antoine, à l'heure où d'autres régions n'ont plus de terrains disponibles, le territoire est un des atouts de la Wallonie. Mais les zones d'activités industrielles actuelles connaissent un taux de saturation de 86 à 97%, et si la moyenne des ventes annuelles de terrains pour les industries est passée de 195 ha de 1995 à 2000 à 217 ha de 2001 à 2005, il est urgent de préparer l'avenir. Ce qui se fait en libérant des espaces, en simplifiant les procédures pour gagner du temps, tout en préservant le territoire dans ses différentes fonctions. C'est dans ce but que 12 réformes ont été adoptées par le gouvernement wallon.

Ces réformes présentées aux entrepreneurs sont notamment la valorisation des zones blanches (Namur, Quiévrain, Bastogne) et des zones classées sites à réaménager, la création de zones franches pour promouvoir les endroits défavorisés, l'instauration de délais de rigueur pour les permis, le subsidiation plus large pour les investissements respectueux de l'environnement, etc... Une dernière réforme présentée n'est pas encore adoptée mais est en chantier: il s'agit de sécuriser les permis d'intérêt régional en permettant au parlement wallon de les délivrer. Cette procédure qui existe déjà en Flandre permet d'éviter les recours au Conseil d'Etat par des opposants aux projets qui font l'objet d'un permis.

Le futur décret est pour l'instant soumis au Conseil d'Etat et devrait rentrer dans 15 jours, pour être adopté par le parlement wallon dans le courant du mois de mai. Le texte définit différents critères pour que les projets soient considérés comme d'intérêt régional, par exemple leur impact majeur sur le budget de la Région, les retombées économiques et sociales majeures, le rôle structurant de certaines infrastructures de communication ou de transport d'énergie. (belga)

Votre avis nous intéresse!

Partagez votre opinion avec plus de 60.000 visiteurs

 

© De Persgroep Publishing. Tous les droits réservés. Lisez les conditions d'utilisation

Mediargus Metriweb