Belgacom a beaucoup épargné via les intérêts notionnels

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Par: rédaction
9/04/08 - 16h26
Didier Bellens, administrateur délégué à Belgacom

Le groupe Belgacom a pu réaliser, pour l'exercice 2007, 32,6 millions d'euros d'économie fiscale grâce au système de déduction des intérêts notionnels, a-t-on appris mercredi en marge de l'assemblée générale des actionnaires de l'entreprise de télécommunication.

"Ces moyens libérés peuvent ensuite être consacrés à des recrutements ou des investissements supplémentaires", précise Belgacom dans un communiqué. En 2007, l'ensemble du groupe Belgacom a investi 625 millions d'euros dans des immobilisations corporelles et incorporelles.

A l'issue de l'assemblée générale qui s'est tenue mercredi matin, le patron de Belgacom, Didier Bellens, est revenu sur les droits télévisés pour le championnat de Belgique de football, dont l'actuel contrat arrive à échéance. "Belgacom TV peut vivre sans le foot mais ce n'est pas le scénario que nous privilégions", a-t-il déclaré, espérant pouvoir aboutir à un "juste prix" avec la ligue professionnelle de football. "La clef, c'est l'amélioration du spectacle", a-t-il ajouté.

Didier Bellens a en outre démenti l'existence de négociations séparées avec le Standard de Liège au sujet des droits télévisés du club wallon. L'administrateur délégué a aussi évoqué le "difficile" dossier Win, du nom de la filiale wallonne de Belgacom spécialisée dans les réseaux informatiques. "La région wallonne devrait préciser ce qu'elle veut et quels sont ses objectifs. On pourra alors avancer. S'ils souhaitent que l'on sorte, on sortira", a-t-il dit, ajoutant être ouvert à toutes les solutions.

Et le patron du groupe télécom de déclarer que "l'intérêt de Belgacom pour la Wallonie reste très fort". Enfin, revenant sur son salaire pour l'année écoulée, qui s'élève au total à 3,5 millions d'euros, Didier Bellens a précisé que ce montant comprenait un salaire de base (quelque 2,5 millions d'euros), qui a été indexé de 2%, ainsi qu'une partie variable liée notamment à l'exercice ponctuel d'options qui arrivaient à échéance.

"Il s'agit là d'éléments 'one shot'. Ce n'est donc pas une véritable augmentation", a-t-il expliqué. Le patron de Belgacom a réclamé, à ce sujet, des mesures susceptibles "d'établir une vraie transparence" et de permettre une véritable comparaison entre les salaires des patrons d'entreprise.

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