"Les élections sociales, trop chères, trop srictes, trop longues"

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Par: rédaction
29/04/08 - 11h59
Pour Pieter Timmermans, directeur général de la FEB, le coût des élections sociales pour les entreprises est de 140 millions d'euros.

La Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) estime mardi, dans un communiqué, que la préparation des élections sociales est trop onéreuse, trop stricte et trop longue. Elle demande aux syndicats de mener un débat sur une simplification de la procédure. Un appel d'ores et déjà critiqué par la FGTB.

Des élections sociales seront organisées, du 5 au 18 mai, dans environ 6.300 entreprises de Belgique. Les travailleurs pourront y désigner leurs représentants au sein des conseils d'entreprise et des comités pour la prévention et la protection au travail.

Tout en reconnaissant l'intérêt de ces élections, la FEB pointe du doigt l'impact "considérable" de ce scrutin pour les sociétés concernées. "Nous estimons le coût total des élections sociales pour les entreprises à environ 140 millions d'euros. Pour nous, la question n'est pas de juger de l'opportunité des élections sociales, mais bien de savoir comment en améliorer l'efficacité à l'avenir", indique Pieter Timmermans, directeur général de la FEB.

Outre des efforts financiers, la préparation des ces élections requiert beaucoup d'organisation de la part des entreprises, poursuit la FEB. "La procédure électorale dure au total 150 jours (civils), soit près d'une demi-année, la première phase ayant déjà eu lieu en décembre 2007", précise M. Timmermans.

"Les entreprises trouvent la procédure actuelle très pesante. Par le biais de notre call center, nous avons appris que 40% à 50% des directeurs du personnel considèrent que 75 jours devraient suffire. Pour certains, cela pourrait même être moins".

Selon la FEB, la procédure est par ailleurs "très stricte et particulièrement formaliste". "La préparation et l'organisation des élections sociales demandent beaucoup de moyens et d'effectifs. Les employeurs ne reçoivent aucune contrepartie des pouvoirs publics pour cet investissement. Une simplification de la procédure à appliquer permettrait déjà de réduire sensiblement la charge et la pression que ces élections imposent aux entreprises, sans compromettre leur caractère démocratique", conclut le directeur général de la FEB.

Réagissant à cet appel, le syndicat socialiste FGTB se dit "agacé" par les propos de la FEB et le moment choisi pour les formuler. La FGTB affirme être prête à discuter de cette procédure mais dans le calme et pas à la veille de la tenue même de ces élections.

Le syndicat n'apprécie par ailleurs pas la remarque de la FEB sur l'élection de "bons candidats". Dans son communiqué, la FEB estime en effet que les employeurs doivent pouvoir compter sur "des élus qui prennent leur tâche au sérieux, qui puissent engager les autres travailleurs et témoignent de la faculté de se mettre à la place de l'entreprise". "Nous avons déjà à l'heure actuelle des représentants tout à fait responsables", rétorque la FGTB. (belga)

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