Gazelco, le syndicat socialiste des travailleurs du gaz et de l'électricité, bloquait lundi matin le siège d'exploitation d'Eandis, le gestionnaire du réseau de distribution, à Erembodegem (Alost). Des actions ne sont pas à exclure chez d'autres fournisseurs d'énergie.
Ni les travailleurs ni les employeurs ne peuvent entrer dans l'entreprise. Les techniciens d'Eandis assureront toutefois leur service dans la région. Gazelco entend manifester son mécontentement face à la convention collective de travail (CCT) actuelle du secteur. Selon celle-ci, les nouveaux engagés gagneraient 30 à 40 de moins que leurs collègues plus anciens, explique Jan Van Wijngaerden, président fédéral de Gazelco.
Par ailleurs, Eandis ne respecterait pas certaines règles conventionnelles concernant les heures supplémentaires, les promotions et la classification des fonctions, dénonce encore le syndicat. Environ 200 personnes travaillent sur le site d'exploitation d'Eandis situé à Erembodegem. Au total, le gestionnaire de réseau emploie 3.700 personnes.
Tache d'huile
M. Van Wijngaerden s'attend à ce que ce mouvement fasse tache d'huile chez d'autres fournisseurs d'énergie, comme SPE-Luminus, Elia, Fluxys et le gestionnaire de réseau bruxellois BNO. La grève aura des conséquences limitées pour le consommateur qui ne devra faire face qu'à des problèmes administratifs. Gazelco a cependant prévu de durcir son mouvement pendant la semaine, à partir de mercredi.
Si le centre national de distribution d'Eandis est touché, le client en sentira alors les conséquences. La CSC n'a pas souhaité s'exprimer sur ce mouvement de grogne initié par le syndicat socialiste. "Il s'agit d'un tour de force post-élections sociales", a commenté le syndicat chrétien.
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