Après avoir parcouru les rues du centre-ville de Namur, pour y distribuer notamment des monnaies de singe aux passants, une délégation des manifestants du front commun syndical CSC/FGTB a brièvement été reçue, mercredi vers 11 heures, par le ministre-président de la Région wallonne Rudy Demotte pour lui faire part des revendications syndicales en matière de pouvoir d'achat.
"Le gouvernement wallon s'est déclaré réceptif aux problèmes des gens et a indiqué avoir plus de moyens que l'on ne l'imagine pour répondre aux besoins de la population", a déclaré Guy Fays, secrétaire régional de la FGTB Namur-Dinant, à l'issue de l'entrevue. Aucune précision n'a toutefois été donnée sur les éventuelles mesures qui pourraient être prises par l'exécutif wallon.
Au même moment, alors que le gros du cortège se dirigeait vers l'Elysette, quelques dizaines de manifestants sont parvenus à forcer les portes du Parlement wallon et à pénétrer dans la cour du bâtiment, renversant au passage une statue placée dans le cadre d'une exposition en hommage à l'artiste Jean-Michel Folon. La police a toutefois pu assez rapidement circonscrire les manifestants, sans qu'aucun incident majeur ne soit à déplorer.
Le cortège, fort de 4.500 personnes selon les syndicats, s'est finalement disloqué vers midi, à deux pas du cabinet du ministre-président de la Région wallonne. La manifestation s'est terminée par une prise de parole de Claude Rolin, secrétaire général de la CSC et de Thierry Bodson, secrétaire général de la FGTB Wallonne.
Les responsables syndicaux ont rappelé leurs revendications en faveur des travailleurs et des allocataires sociaux, M. Rolin demandant pour sa part des "mesures énergiques et énergétiques" pour faire face à la flambée des prix de l'énergie. "Le mouvement est en marche, le monde politique et patronal doit entendre notre message", a-t-il conclu. Selon la police, quelque 3.500 participants ont manifesté mercredi matin, dans Namur, à l'appel des syndicats.


