Le prix du pétrole a clôturé en nette hausse vendredi à New York, achevant la semaine à près de 135 dollars le baril, juste avant une réunion sensible des acteurs du marché en Arabie saoudite pour déterminer les causes de la flambée des cours.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet, dont c'était le dernier jour de cotation, a terminé la séance en hausse de 2,69 dollars à 134,62 dollars. Si les cours du brut ont connu une évolution hebdomadaire quasi-nulle, ils auront néanmoins traversé une nouvelle semaine de très forte agitation, qui avait commencé lundi sur un pic record à 139,89 dollars.
Tous les acteurs du marché du pétrole -producteurs, consommateurs et compagnies pétrolières- doivent se réunir dimanche à Djeddah pour se pencher sur les raisons qui ont fait plus que doubler les prix du brut en un an. "Personne n'attend finalement de grandes avancées de cette réunion à Djeddah", estime Mike Fitzpatrick, analyste de MF Global. En attendant, le risque de nouvelles tensions a fait repartir vendredi les cours à la hausse.
Selon le New York Times, Israël aurait réalisé en début de mois des manoeuvres militaires semblant destinées à préparer l'armée à une éventuelle attaque contre les installations nucléaires iraniennes. Washington a affirmé continuer à priviléger la diplomatie avec Téhéran. Un important dignitaire religieux iranien a répondu que la riposte de l'Iran à une attaque d'Israël serait "terrible". "Les opérateurs sont très inquiets qu'un conflit entre les deux se répande dans toute la région et menace la production mondiale de pétrole", indique M. Fitzpatrick. (belga)


