La banque française Crédit Agricole va supprimer 500 emplois dans le monde, dont la moitié en France, au sein de sa filiale de banque d'affaires Calyon, très malmenée par la crise du "subprime", a-t-elle annoncé mercredi.
La banque précise que son "plan de réduction des coûts" vise à réaliser 300 millions d'euros d'économies d'ici à la fin 2009. En France, les suppressions d'emplois se feront sur la base du "volontariat" et de "la mobilité interne au groupe". "Le volet international devrait être mené d'ici fin 2008 dans le respect des réglementations locales", ajoute le groupe.
Ces suppressions d'emplois représentent un peu moins de 4% de l'effectif total de Calyon, qui emploie 13.000 personnes dans 58 pays, dont 4.000 en France. Le Crédit agricole a aussi annoncé aussi une "redéfinition complète" des bonus accordés aux traders en fin d'année en fonction de leurs résultats.
La crise des crédits immobiliers américains à risque ("subprime") a coûté 6,5 milliards d'euros au Crédit Agricole, ce qui en fait la banque française la plus touchée. Le Crédit Agricole, longtemps pure banque de détail, s'est tourné vers le métier de banque d'affaires en 1996, à la faveur de l'acquisition d'Indosuez. En 2003, il a racheté le Crédit Lyonnais. Sa filiale Calyon est née de la fusion d'Indosuez et des activités de banque d'affaires du Lyonnais.
Plusieurs banques d'affaires, affectées par la crise des "subprimes", ont déjà, ces derniers mois, taillé dans leurs effectifs: Natixis avait ainsi annoncé en mai la suppression de 850 emplois en France, et autant parmi les prestataires extérieurs.


