"La scission de Dexia n'était pas à l'ordre du jour"

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Par: rédaction
9/10/08 - 14h36
Jean-Luc Dehaene et Pierre Mariani.

"Il fallait avant tout fortifier le financement du groupe bancaire et discuter sur la structure du groupe (scission éventuelle) n'était pas à l'ordre du jour et aurait de toute façon pris trop de temps", a souligné, jeudi, Jean-Luc Dehaene, président du conseil d'administration de Dexia, lors d'une conférence de presse de Dexia qui bénéficie de la garantie des Etats belge, français et luxembourgeois.

Jean-Luc Dehaene, fraîchement nommé au poste de président de Dexia tout comme le nouveau CEO français Pierre Mariani, s'est réjoui d'un "accord qui stabilise la banque Dexia dans un environnement financier actuel particulièrement houleux". Les gouvernements belge, français et luxembourgeois ont décidé jeudi de garantir le financement interbancaire de Dexia, une opportunité qui pourra également être saisie en Belgique par les autres banques systémiques belges. Quant à la répartition de la garantie pour Dexia, l'ancien Premier ministre a souligné qu'elle était "solidaire" entre les Etats sans préciser le montant pour les trois Etats.

"Cette garantie reflète le poids des différents pays présents dans le capital de Dexia", a précisé Pierre Mariani, CEO de Dexia. Enfin, le dossier de la filiale américaine FSA a aussi été abordée par le président et le CEO de Dexia. "FSA ne pèse pas sur les liquidités du groupe", a assuré M. Mariani. "Ce dossier est très complexe sur le plan juridique et ne pouvait être traité précipitamment." "Dexia continuera à étudier le dossier FSA. Nous avons demandé au comité exécutif de se pencher sur l'avenir de FSA dans le groupe. Isoler cette filiale n'est pas une opération simple", a ajouté M. Dehaene. (belga)

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