Les Bruxellois dénoncent la saturation touristique de la Grand-Place

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Par: rédaction
29/10/08 - 12h20

Les Bruxellois qui habitent dans les environs de la Grand-Place dénoncent la saturation touristique dans leur quartier. Ils considèrent que le tourisme contribue à une diminution de la qualité de vie dans la capitale et sous-estiment les avantages que peut apporter le tourisme, révèle une étude de l'Erasmushogeschool Brussel.

Ann Van Leeuw, professeur de Tourisme à l'Erasmushogeschool Brussel, a mené cette enquête auprès de 700 habitants du centre historique de Bruxelles. Trois groupes d'habitants qui représentent trois profils d'attitude différents ressortent de cette enquête: les "opposants" (27%), les "réalistes critiques" (34%) et les "fervents adeptes" du tourisme (39%).

Le centre de Bruxelles a été réparti en cinq zones reflétant les attitudes différentes des habitants envers le tourisme. Les résultats de cette étude montrent que les "opposants" se situent majoritairement dans la zone autour de la Grand-Place. Ils dénoncent une saturation touristique et préconisent une diminution ou un statu-quo du nombre de touristes dans leur quartier. Pourtant, nombre d'entre eux avouent ne jamais entrer en contact avec des touristes.

Dans le quartier des Marolles, on trouve principalement des "réalistes critiques". Ceux-ci apprécient les touristes mais constatent les inconvénients apportés par le tourisme, comme l'inflation des prix. Ce groupe est fier de sa ville et est davantage au courant de la politique touristique.

Enfin, le groupe des "fervents adeptes du tourisme" est majoritairement constitué de personnes ayant bénéficié d'une éducation supérieure, de seniors (+55), de (pré-)retraités et de membres des comités de quartier, rapporte l'enquête. Ce groupe de personnes interrogées se situe plutôt dans la zone du Jardin aux Fleurs, du Béguinage et du côté nord-est du centre-ville. (belga)

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