L'ex-patron de Fortis obtient une indemnité réduite à 800.000 euros

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Par: rédaction
27/11/08 - 22h46

L'ancien patron de Fortis, Herman Verwilst, quittera l'ex-groupe bancaire belgo-néerlandais avec une indemnité de 800.000 euros, une prime réduite par rapport au "parachute doré" de 4,8 millions qui lui était promis et qui avait fait scandale début octobre, a annoncé Fortis.

"M. Verwilst (61 ans) démissionnera à l'issue de l'assemblée générale
des actionnaires de Fortis le 2 décembre en tant qu'administrateur
exécutif au sein du conseil d'administration, après une carrière de 15 ans chez Fortis", indique un communiqué du groupe. "Fortis accorde à Herman Verwilst une indemnité de départ de 800.000 euros, soit un montant qui équivaut à sa rémunération de base annuelle", ajoute le groupe, démantelé début octobre et dont les activités se limitent à présent à de l'assurance à l'échelle internationale.

Le groupe souligne que cette indemnité correspondant aux normes
décidées cet automne par le gouvernement pour "limiter" le montant des parachutes dorés. Auparavant, Fortis avait indiqué qu'en cas de résiliation anticipée de son contrat, son ex-patron -il avait dirigé le groupe pendant 78 jours cet été- percevrait une indemnité brute de 4,8 millions d'euros (soit trois fois sa rémunération annuelle totale, incluant les bonus).

Ce montant, annoncé en octobre au moment où l'action s'écroulait et
que le Premier ministre belge Yves Leterme avait jugé scandaleux,
découlait du contrat de M. Verwilst. Les parties ont convenu de "déroger" à cet accord pour convenir d'une indemnité "convenable", explique le communiqué. Le conseil d'administration "remercie M. Verwilst pour sa substantielle contribution au développement de Fortis" au cours des 15 dernières années.

La direction de Fortis est l'objet de la colère de milliers de petits
actionnaires, qui estiment qu'elle a causé leur ruine en engageant le
groupe dans une politique de rachat téméraire qui a débouché sur le
démantèlement du groupe et l'effondrement de ses actions. Une plainte contre Fortis et contre l'Etat belge, qui a négocié la vente de Fortis Belgique à BNP Paribas, a été examinée jeudi par la cour d'appel de Bruxelles. Sa décision est attendue la semaine prochaine. (belga)

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