Les syndicats d'ArcelorMittal exigent des garanties

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Par: rédaction
20/04/09 - 22h17

La direction d'ArcelorMittal et les représentants des organisations syndicales liégeoises se sont réunis une deuxième fois ce lundi afin de préparer au mieux la fermeture de la phase à chaud, prévue le 15 mai. Les syndicats ont exigé des garanties pour l'approvisionnement du "froid".

A la suite de l'annonce de la fermeture de la phase à chaud sur les sites liégeois d'ArcelorMittal, la direction et les syndicats se sont rencontrés afin de mettre en place des pistes permettant de limiter les effets de la mesure.

Ce lundi, la direction a confirmé qu'un millier de travailleurs seraient mis à l'arrêt à partir du 15 mai. Elle a manifesté avec les syndicats son ambition de trouver des mesures pour éviter les licenciements, notamment du côté des employés.

Lors d'une discussion qualifiée de constructive par les parties, diverses pistes ont été évoquées afin de garantir le savoir-faire des travailleurs, une condition exigée par tous. Les syndicats privilégient les réductions du temps de travail et les crédits-temps, avant le chômage économique temporaire. La direction se dit pour sa part favorable aux trois mesures.

Les syndicats ont par ailleurs émis des exigences concernant l'approvisionnement du froid. Dès que les hauts-fourneaux seront à l'arrêt, le froid sera alimenté par Sidmar et par l'usine de Dunkerque. Or, précédemment, cet approvisionnement a posé problème.

"Nous ne voulons plus faire d'efforts et nous exigeons des exigences sur l'approvisionnement, et donc sur l'avenir, du froid. En cas de problème, nous exigerons immédiatement la réouverture d'un des deux hauts-fourneaux", a expliqué le secrétaire général du SETCa, Egidio Di Panfilo.
La direction liégeoise s'est montrée prudente, le problème dépassant ses compétences.

Des groupes de travail ont été mis en place. Ils se réuniront dès mercredi. Une nouvelle réunion plus large sera organisée le lundi 27 avril à 15 heures.

ArcelorMittal occupe actuellement (en date du 1er avril) 3.631 personnes à Liège. Le plan Speed-up prévoyait d'atteindre le chiffre de 2.800 travailleurs en juin. Dès la mi-juin, ce sont un millier de travailleurs supplémentaires qui seront mis à l'arrêt, de manière temporaire. (belga)

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